HAYEUR-23-5805.jpg
HAYEUR-6695.jpg
HAYEUR-3709.jpg
HAYEUR-22-5768.jpg
HAYEUR-25-5848.jpg
HAYEUR-21-5665.jpg
HAYEUR-26-5959.jpg
HAYEUR-3869.jpg
HAYEUR-6714.jpg
HAYEUR-7416.jpg
HAYEUR-4473.jpg
HAYEUR-6953.jpg
HAYEUR-6659.jpg
HAYEUR-3861.jpg
HAYEUR-6908.jpg
HAYEUR-7014.jpg
HAYEUR-6833.jpg
HAYEUR-7651.jpg
HAYEUR-8750.jpg
HAYEUR-7277.jpg
HAYEUR-4295.jpg
HAYEUR-7137.jpg
HAYEUR-6365.jpg
HAYEUR-6824.jpg
HAYEUR-8655.jpg
HAYEUR-7458.jpg
HAYEUR-7727.jpg
HAYEUR-7869.jpg
HAYEUR-6986.jpg
HAYEUR-7582.jpg
HAYEUR-7568.jpg
HAYEUR-7559.jpg
HAYEUR-3851.jpg
HAYEUR-7436.jpg
HAYEUR-8910.jpg
HAYEUR-5670.jpg
HAYEUR-5601.jpg
HAYEUR-5603.jpg
HAYEUR-5630.jpg
HAYEUR-5658.jpg
HAYEUR-5613.jpg
<
>

LE FOLK SALE DE SAINTE-ROSE-DU-NORD: EXCÈS, EXTASE ET BOUETTE 

2013

Le Zoom Photo Festival Saguenay 2013 invite Caroline Hayeur à double titre: porte-parole et photographe exposante dans le contexte où la 4e édition de l’événement est dédiée en majorité aux reportages de femmes photojournalistes d’ici et de l’étranger.

 

« Le photojournaliste d’aujourd’hui n’est autre qu’un troubadour insatiable (…) Et le public veut voir ces récits, il en est friand. J’affirme même que nous avons besoin de ce photographe ambulant qui nous informe et nous confronte au travers de sa quête. Car les médias de masse jouent de moins en moins le rôle de producteur, pigée dans des banques d’images en ligne à rabais, la photo est reléguée à une simple illustration plaquée d’un texte. Il est donc important de trouver des espaces de diffusion indépendants. Pour partager sa vision, le troubadour a besoin de murs de galeries, d’espaces virtuels et, bien sûr, de festivals. (…) »

– Caroline Hayeur, extrait de Regarder pour mieux voir, 2013

 


Pulperie de Chicoutimi Musée régional, Zoom Photo festival Saguenay, 2013 © Caroline Hayeur

 

À l’origine du projet, l’artiste prend pour principe: « la grande aventure, elle peut commencer aussi dans ta cour ». Une idée force développée dans tout son parcours: ses séries RITUEL FESTIF, AMALAGAT, HUMANITAS et autres en font foi.

Seulement quelques mois avant la tenue de Zoom Photo, Caroline Hayeur plonge littéralement dans le Fabuleux Festival du Folk Sale*. L’événement est situé à Sainte-Rose-du-Nord, un petit village au cœur des montagnes et du fjord du Saguenay. De 150 résidants permanents, le village se peuple de milliers de festivaliers l’espace d’une fin de semaine.

L’immersion est totale pour la photographe dans ce champ de bataille sans balle, mais avec beaucoup d’éclats. Ses photographies témoignent des corps-à-corps joyeux entre festivaliers. Le Folk Sale offre une large panoplie d’effets propices à la prise de vue: défilé en fanfare, batterie d’instruments de musique d’hier et d’aujourd’hui, feux de joie, costumes bigarrés, combats entre Vikings pacifiques.
Caroline Hayeur capte des scènes avant, pendant et après les festivités: tout autant des scènes d’exaltation que de relâchement et de recueillement. En arrière-scène, les paysages pittoresques de la région tranchent avec les activités tonitruantes du festival. Apparemment épargné, irréel et d’un autre temps, le village de Sainte-Rose-du-Nord se voit – au travers du Folk Sale – comme une interprétation libre et décalée du mythe d’Arcadie.

 


Pulperie de Chicoutimi Musée régional, Zoom Photo festival Saguenay, 2013 © Caroline Hayeur

 

« La nature imprègne de vie et d’énergie celui qui pose le pied dans ce petit village enveloppé par les montagnes, mouillé par le fjord et caché à l’abri des regards. Venus de loin ou du coin, des solidaires au cœur ouvert, se retrouvent à Sainte-Rose-du-Nord pour les trois jours du Fabuleux Festival International du Folk Sale 2013.

Par centaines, des marginaux, des amoureux de la vie, des artistes de rue, de cirque, des colorés, des sombres, des nu-pieds, des nu-fesses, des musiciens, des gitans, des punks, foulent le sol argileux. Étiquettes et tabous s’effacent dans cet événement inondé de musique, d’amour, de liquides et d’opiacés.

Les heures s’écoulent à une vitesse folle, le Soleil remplace la Lune et le feu de joie ne meurt jamais. Au paroxysme: un orgasme sous les étoiles, sous les feux d’artifice, ou au cœur de la foule en mouvement. Entre deux chansons endiablées,
un baiser volé sous l’anonymat d’un visage couvert de bouette.

Tu as dansé, tu as crié, tu as joui. »

– Marielle Couture, journaliste et résidente de Sainte-Rose-du-Nord, 2013

 


Pulperie de Chicoutimi Musée régional, Zoom Photo festival Saguenay, 2013 © Caroline Hayeur

 

*Le Folk Sale en est à sa deuxième édition, il offre des « fêtes surdimensionnées »: des spectacles de musique, de cirque, de pyrotechnies, etc., et se déroule en plein air. Une des particularités du Folk Sale est qu’il se déclare éco-responsable ; il est géré par l’organisme l’Art Salé et par la Coopérative Coup d’griffe.


LE FOLK SALE DE SAINTE-ROSE-DU-NORD: EXTASE, EXCÈS ET BOUETTE

Description technique:
40 tirages numériques encadrés Dimension 60 x 40 cm (24 x 16 po) chaque

Diffusion:
2013 – Pulperie de Chicoutimi Musée régional, 29 oct. au 24 nov. 2013, 4e édition du Zoom Photo festival Saguenay 2013, MEETING INTERNATIONAL DE PHOTOJOURNALISME / INTERNATIONAL MEETING OF PHOTOJOURNALISM

 

Zoom – Caroline Hayeur

La Pulperie

Fabuleux Festival International du Folk Sale

Mauvaise herbe, chronique de Marielle Couture